Rédigé le 20/05/2007 à 13:00 dans photos | Lien permanent | Commentaires (1)
Voilà bien longtemps,
Elle s’était jurée que toujours,
Durerait l’amour ;
Le temps a passé.
Seule à la maison,
Elle traîne sa peine,
Ses désillusions sont souveraines.
Comment écrire ce qu’elle veut dire,
Comment traduire ses souvenirs ?
Les pleurs, les rires
Des êtres aimés,
Les joies, les peines qu’elle partageait.
Elle s’était promis
Qu’elle divorcerait si tout finissait ;
Pourtant aujourd’hui,
Elle hésite encore
A sonner la mort
De ses rêves enfuis.
Comment briser sans réflexion,
Ce qui été sa vie, sa passion,
Et disparaître un beau matin
Avec son chagrin ?
Hier encore, elle aimait très fort,
Mais depuis tout est fini ;
Elle n’a plus envie de faire des efforts
Pour raccommoder ce qui est cassé.
Sûrement un jour,
Lasse de ce vide immense
Qu’est l’indifférence
D’une vie sans amour,
Elle retrouvera sans effroi,
Sa vie d’autrefois, le célibat.
M.F.
Rédigé le 20/05/2007 à 12:46 dans Poésie/Littérature | Lien permanent | Commentaires (1)
C’est le mois d’août et malgré l’heure tardive Rémi et son grand-père sont assis sur le perron car la chaleur qui a régné toute la journée a envahi la maison et imprégné les murs.
La nuit régurgite les odeurs de pins et de lavande, les cigales chantent. Il fait bon, être assis là tous les deux.
Silencieusement les deux complices admirent les constellations qui étincellent dans la nuit. Le grand-père tire sur sa pipe et Rémi écoute religieusement les explications de celui-ci.
« Regarde bonhomme, droit devant toi ce point qui brille plus que les autres, c’est l’étoile du berger, celle qui guida les rois mages vers Béthléem lors de la naissance de Jésus. Et la bas, c’est le petit chariot et le grand chariot »
Dit il en lui désignant avec la main, les groupes d’étoiles.
« Grand-père, qu’est-ce que c’est qu’une étoile » ?
« C’est un astre qui rayonne lorsque la chaleur emmagasinée au centre devient incandescente. Certaines d’entre elles sont appelées étoiles filantes parce qu’elles se déplacent et forment un phénomène lumineux. Peut-être aurons nous la chance d’en voir une ».
« C’est quoi incandescente, grand-père » ?
« C’est la chaleur qui rend l’étoile lumineuse ».
Patiemment Rémi observe le ciel mais rien ne se manifeste.
Dans la nuit le bruit strident et monotone du chant des cigales trouble le silence :
«Grand-père, pourquoi les cigales font-elles autant de bruit » ?
« C’est leur cri, surtout celui des mâles, cela s’appelle : stridulation ; en été on les entend beaucoup. C ‘est la même chose pour les criquets et les grillons».
Du haut de ses huit ans Rémi admire son grand-père qui connaît tellement de choses ! Il aime rester près de celui-ci ou l’accompagner lors de ses promenades dans la nature parce que chaque jour il apporte une réponse à ses questions.
L’autre jour, son grand-père l’a emmené au bord de la mer ils sont allés au marché aux poissons voir les pêcheurs qui rentraient ; Là, Rémi a découvert la rascasse ce drôle de poisson osseux couvert d’épines vénéneuses que les Provençaux utilisent dans la bouillabaisse.
Pour rien au monde, Rémi n’échangerait sa place car avec son grand-père les leçons de choses sont palpitantes et n’ont rien à voir avec ce qu’il fait à l’école.
Soudain Rémi se lève très vite :
« Grand Père, regarde une étoile filante ! »
Un grand filet d’or vient en effet de traverser le ciel pour s’écraser à l’horizon.
« C’est beau ! »
« Bon maintenant, il est temps de rentrer car demain il faut se lever tôt ».
« Qu’est-ce qu’on fait demain ? »
« Je t’emmène voir les vignobles et visiter les caves de Monsieur Marius, tu pourras ainsi voir comment on fait le vin ».
« Ouais » !
« Allons, au lit maintenant… »
En se relevant pour monter les marches du perron, Rémi aperçoit une petite lumière qui brille dans l’herbe, c'est un ver luisant ; alors le grand père dit en souriant :
« C’est un morceau de l’étoile filante… »
Et tous les deux pénètrent en soupirant dans la moiteur étouffante de la maison.
M.F.
Rédigé le 21/04/2007 à 20:13 dans contes pour enfants | Lien permanent | Commentaires (4)
Rédigé le 13/04/2007 à 22:33 dans Passions/Hobby | Lien permanent | Commentaires (5)

Voici un petit texte qui semble de circonstance, notre hymne national semblant être remis au goût du jour par nos candidats au titre de président.
Liberté pour te gagner,
Rouget de Lisle a composé de forts couplets.
La Marseillaise est née.
Sous sa poussée, d’un seul élan,
tous les français se sont levés
pour abolir la royauté,
éclaboussant de sang
tous tes partisans.
Au fil des ans, à chaque guerre,
à chaque commémoration,
nos pères, nos frères
ont chanté la révolution.
Aujourd’hui embourgeoisée,
notre société rejette ces réalités,
allant jusqu’à trouver notre hymne trop engagé,
elle voudrait bien le changer
et oublier tout ce qui a existé.
MF
Rédigé le 08/04/2007 à 16:53 dans Poésie/Littérature | Lien permanent | Commentaires (2)
Rédigé le 27/03/2007 à 16:32 dans photos | Lien permanent | Commentaires (2)
Quoi de plus heureux
Que deux amoureux ?
Lorsqu’on les voit yeux dans les yeux,
On les entrevoit ensemble, déjà vieux.
Malheureusement,
Ce n’est pas sérieux ;
Cela durera moins longtemps
Que le temps des dieux,
Car un beau matin,
Ce sentiment souvent dépeint dans les romans,
Disparaîtra très facilement.
Le temps d’un sourire,
Le temps d’un soupir,
On se désire,
On se presse,
On se caresse,
On se ment
Et on se quitte
Très vite,
Sur un adieu violent.
M.F.
Rédigé le 27/03/2007 à 16:13 dans Poésie/Littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Comme chaque mercredi Denise dix ans entraîne sa copine Jocelyne dans les grands magasins et chaque fois elles s’attardent à regarder avec envie les nouveautés que les rayons leur présentent. Ici, c’est les jouets, là c’est le présentoir des produits de maquillage qui les attire. Plus loin les produits de toilette avec leurs eaux parfumées leur font les yeux doux. Dans une allée, elles se laisseraient bien tenter par les bijoux fantaisie, dans une autre ce sont les stylos, les livres qui les interpellent ; Toutes ces merveilles que les petites filles aiment tant, tous ces plaisirs dont elles ne sont pas privées mais qui ont cependant le goût de l’interdit parce que leur argent de poche est déjà dépensé. Il y a aussi les gâteries tels que les chocolats ou les bonbons qui leur ouvrent l’appétit et les font saliver. Comment faire pour résister ?
Au passage, tout en surveillant du coin de l’œil que le vigile ne les voit pas, Denise attrape un paquet de gâteaux qu’elle dissimule mine de rien sous son pull puis un paquet de bonbons qu’elle met très vite dans sa poche. Jocelyne la regarde faire et rigole doucement ; Les voici qui s’arrêtent devant le stand de maquillages et Jocelyne à son tour intercepte un tube de rouge à lèvres et un vernis à ongles qu’elle cache dans la manche de son blouson puis toutes les deux se dirigent sans complexe vers la papeterie où elles ont déjà repéré de beaux stylos et des gommes fantaisie. Jocelyne et Denise rient sous cape, comme elles sont malignes pensent-elles ! Le vigile là bas parle dans son portable, il ne remarque rien. Alors vite, Denise prend un lot de deux stylos, Jocelyne se charge des gommes fantaisies. Elles pouffent malicieusement en se dirigeant vers la sortie.
Alors qu’elles vont franchir la porte, le vigile se dresse devant elles
« Alors les petites, vous ne voulez pas payer ? montrez moi donc ce que vous avez pris »
« On n’a rien pris M’sieur, on vous jure ! »
« Allons, ne me forcez pas à vous fouiller, je vous observe depuis pas mal de temps déjà, il faut reconnaître que vous savez y faire. »
Denise et Jocelyne sont tout honteuses et ne savent pas comment se sortir du guêpier où elles viennent de se fourrer.
« Alors, ça vient ? »
Le vigile insiste et ne semble pas vraiment content
« Venez avec moi jusqu’au bureau, il faut que je prévienne vos parents… »
« Pas nos parents Monsieur, pas nos parents, on va tout rendre.. »
et les voici qui montrent un à un les produits de leurs larcins.
« Vous êtes vraiment des petites malignes toutes les deux, tout cela pour vous toutes seules ; on peut dire que vous ne manquez pas de toupet ! »
Près d’eux, un petit groupe s’est formé. Jocelyne reconnaît dans la foule deux de leurs camarades d’école qui les regardent ébahies. « Quelle honte ! » pense t-elle. Cela va se transmettre de bouche à oreille et toute l’école va savoir qu’elles sont des voleuses. Et leurs mères, que vont penser leurs mères ? Denise et Jocelyne ne savent plus comment réagir. Le vigile les a entraînées jusqu’au bureau et prend note de leurs coordonnées ; il appelle leurs mamans pour qu’elles viennent les chercher….
Voici une heure que Denise et Jocelyne sont dans le bureau avec le vigile qui leur fait la morale.
Madame Colin la maman de Ginette arrive la première.
« Qu’est ce qui t’a pris Ginette, tu n’as pas honte ? tu as pourtant tout ce qu’il te faut à la maison. » puis s’adressant au vigile,
« Je suis vraiment désolée je ne m’attendais pas à ça de la part de ma fille mais les enfants d’aujourd’hui ne sont jamais satisfaits et n’en ont jamais assez ! »
Denise est toute rouge et se balance sur un pied ; comment a t elle pu se conduire ainsi se demande t elle ?
A son tour Madame Dulac, frappe à la porte du bureau et avant même de parler se lance vers Jocelyne qu’elle gifle avec force.
« Tu me fais honte, comment as tu pu nous faire cela à ton père et à moi ? à croire que nous te privons de tout à la maison ! »
Jocelyne pleure et baisse la tête ; sa mère discute avec le vigile, que va t-il se passer s’interroge t’elle.
Le vigile a appelé le directeur du magasin. Celui-ci apprenant que les produits dérobés ont été rendus, décide avec Madame Dulac et Madame Colin d’en rester là pour cette fois à condition de ne plus voir leurs filles traîner dans le magasin. A la première alerte, la police sera prévenue.
Denise et Jocelyne poussent un soupir de soulagement et promettent de ne pas recommencer. Elles repartent en baissant la tête avec leurs mères qui répètent à qui veut les entendre que jamais elles n’ont eu aussi honte de leur vie que leurs filles sont de véritables calamités insatisfaites de leur sort qui veulent tout sans trop se fatiguer et que même à l’école les enseignants semblent perdre leur temps avec elles.
Rédigé le 03/03/2007 à 22:42 dans société | Lien permanent | Commentaires (3)
Coup de gueule sur l'atelier d'écriture
J’en ai marre d’être celle
qui fait la vaisselle ;
j’en ai marre de laver,
de raccommoder ;
j’en ai marre de repasser
de faire à manger,
j’en ai marre, marre…
Que faut-il faire pour endiguer toutes ces responsabilités ?
J’en ai marre d’écouter
les histoire des paumés,
j’en ai marre de tout entendre
d’essayer de comprendre ;
j’en ai marre des profiteurs, des menteurs,
j’en ai marre des soudards, des vantards,
j’en ai marre, marre…
Que faut-il faire pour pallier la méchanceté des ratés du quartier ?
j’en ai marre des ennuis, des soucis,
j’en ai marre de compter, de manquer ;
j’en ai marre d’avoir trop de temps,
j’en ai marre d’avoir peu d’argent,
j’en ai marre de penser pour ceux qui veulent ignorer,
j’en ai marre de discuter, de sermonner ;
j’en ai marre, marre…
Que faut-il faire pour ancrer dans la tête des benêts un peu de maturité ?
j’en ai marre du manque d’attentions,
j’en ai marre du peu d’opinion
des individus poltrons,
j’en ai marre de la délation
j’en ai marre de la confusion de notre nation
j’en ai marre, marre…
Que faut-il faire pour changer les mentalités de ce monde insensé ?
J’en ai marre, d’être celle qu’on appelle dès qu’on est dans la peine,
dès qu’on a des problèmes,
et que tout le monde s’en foute
quand je suis en déroute.
J’en ai marre, marre…
Que dois-je faire pour réaliser ma vie, mes pensées
et avoir le droit d’exister ?
M.F. 05/1992 Rédigé par: mireillesoleil |
Rédigé le 13/02/2007 à 22:12 dans Poésie/Littérature | Lien permanent | Commentaires (2)
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